Les méditations de Bruno Fuglistaller sj

BrunoWeb 2 0b73aContempler longuement une œuvre d'art et profiter de son rayonnement pour méditer, la proposition séduit de nombreux laïcs. Licencié en histoire de l'art, le Père Bruno Fuglistaller accompagne, une fois par mois, à l'Antenne ignatienne de Saint-Boniface à Genève, ceux qui souhaitent cheminer en méditant sur une œuvre classique ou contemporaine répondant aux interrogations de notre temps.

«Un tableau ou une photographie sont comme des fenêtres ouvrant sur l'univers d'un artiste. Par son œuvre, l'auteur nous donne accès à sa perception du monde. Dans la tradition des Exercices spirituels, la personne qui prie est invitée à regarder Dieu regardant le monde et voulant le sauver. Le but de cet exercice est de mieux connaître Dieu, pour mieux l'aimer et le suivre. Regarder pour agir... Je vous propose de me suivre dans une méditation de 40 minutes environ comprenant un petit commentaire introductif.»

Les méditations sont proposées un fois par mois à Genève, le mercredi soir (après l'Eucharistie de 18h45).


L'adoration des bergers

Noel zurbaran nativiteFrancisco de Zurbarán (1598-1664)

La vie de Zurbarán ne se présente pas sous une forme harmonieuse et continue. Elle est pleine de hauts et de bas, de moments obscurs et de crises. Venant d’un milieu rural, il est un artiste consciencieux et discret qui travaille pour une clientèle presque exclusivement ecclésiastique.

Il est formé à Séville alors qu'il est encore adolescent. Il termine sa formation en 1618 et se marie avec une femme de 10 ans son aînée, dont il aura trois enfants.

En 1626, il signe devant notaire un contrat avec la communauté des Frères prêcheurs de l'Ordre dominicain de San Pablo de Real, à Séville: il doit exécuter vingt-et-un tableaux en huit mois. Et c'est en 1627 qu'il peint le Christ en croix, œuvre admirée à un point tel par ses contemporains que le Conseil Municipal de Séville lui propose de venir s'installer là-bas en 1629.

En 1628, il signe un nouveau contrat avec le couvent de Nuestra Señora de la Merced Calzada (Notre-Dame de la Merci Chaussée). Il vient alors s'installer à Séville avec sa famille et les membres de son atelier. C'est là qu'il peint parmi les vingt-deux toiles commandées Saint Sérapion, un des martyrs mercédaires, martyrisé en 1240 à Alger.

En 1634, il travaille à Madrid. Ce séjour est déterminant dans l'évolution de sa peinture. Il retrouve son ami sévillan Diego Vélasquez, dont il médite les œuvres. Il peut également voir les œuvres de peintres italiens travaillant à la cour d'Espagne, comme Angelo Nardi et Guido Reni.

Entre 1636 et 1639, il exécute des oeuvres pour les Chartreux de Jerez de la Frontera. Zurbarán peint onze tableaux pour le retable du maître-autel. Commandés en 1636, ils sont achevés en 1639-1640. Parmi ceux-ci, La Bataille de Jerez (New York, Metropolitan Museum of Art). Quatre tableaux se trouvent au Musée de Grenoble: L'Annonciation (1638), La Circoncision, L'Adoration des bergers, L'Adoration des mages. Il effectue également pour les Héronymites de Guadalupe huit tableaux pour la sacristie et trois pour la chapelle attenante à la sacristie. Ces onze tableaux sont demeurés en place. Parmi eux, Saint Jérôme flagellé par les anges et La tentation de saint Jérôme.

À partir de 1640, Zurbarán ne réalise plus de grandes séries. Il semble que la crise soit tant personnelle que nationale, car entre 1640 et 1650, l’unité nationale de l’Espagne est compromise par des défaites essuyer hors des frontières. Ces déconvenues ont des conséquences sur le marché de l’art.

En 1658, il est de nouveaux à Madrid. Il reçoit des commandes officielles, mais peu à peu une nouvelle génération de peintres s’impose.

(sources: Encyclopaedia universlis, wikipédia)

Histoire d'une œuvre par Agnès Ribaud

Contexte historique: la Contre-Réforme. Le concile de Trente (milieu du 16ème siècle) a donné des directives aux artistes pour réagir contre le protestantisme austère, plutôt iconoclaste. Suivant ces directives, Zurbarán (peintre de l’école Andalouse, Séville) représente en un même tableau la Nativité et l’adoration des bergers; il s’agit, en effet, de mettre en évidence la proximité du monde surnaturel et du monde naturel, de le rendre très familier aux croyants même les plus humbles. Ce message, Zurbarán le transmet non seulement au niveau du thème mais il le décline au travers de chaque élément formel de ce tableau, ce pour quoi on le considère, à juste titre, comme un chef-d’œuvre.

La composition du tableau par superposition de deux scènes -l’ici-bas et l’au-delà: la sainte famille entourée par les bergers et des anges musiciens ressemblant à des enfants- qui peut paraître naïve1, aboutit à ce que le surnaturel semble naturel, évident, conformément aux exigences d’une spiritualité populaire exprimée par le concile de Trente. De même l’utilisation de la perspective rapprochée, à l’avant du tableau -une colonne noire, figure de la divinité, fermant l’espace et reliant la terre et le ciel- inclut les spectateurs dans la scène; ceux-ci viennent fermer le cercle à demi formé par les personnages du tableau autour de l’enfant Jésus. Ils sont conviés à participer à l’événement par la petite bergère (avant gauche du tableau) qui leur montre du doigt le divin enfant. Jeune bergère dont les traits du visage grossiers et rougeauds permettent de supposer qu’elle fait partie des «simples d’esprit» auxquels le royaume des cieux appartient, selon les paroles du Christ. Ainsi par sa composition, ce tableau nous dit que le divin n’est pas inaccessible à l’homme mais au contraire proche de lui, qu’il parle au cœur de chacun, s’adresse aux sujets croyants. En témoigne aussi la présence d’anges musiciens parmi les bergers jouant d’un instrument et chantant de concert avec leurs homologues célestes, qui eux se détachent sur fond d’une infinité de chérubins. La scène principale est théâtralisée grâce à une source de lumière située à l’extérieur du tableau -en bas, à gauche- qui permet par un jeu de clair-obscur de modeler les volumes et de donner une unité au groupe; tandis que le traitement des personnages est très individualisé: par leurs attitudes et l’expression des visages, par l’opposition entre l’idéalisation des visages de Marie et Joseph et le réalisme de ceux des bergers. Le corps blanc de l’enfant Jésus se détache sur la blancheur éclatante du linge légèrement soulevé par Marie pour nous présenter le Christ, il attire le regard du spectateur sur l’essentiel (le Christ, «lumière du monde»2), et préfigure le linceul.

A l’avant du tableau, en bas, sont disposées les offrandes modestes des bergers: un panier d’œufs (symbole de vie), un pot, un agneau prêt au sacrifice (symbole du sacrifice du Christ cf. la parole de Saint Jean désignant le Christ: «Voici l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde»). De superbes natures mortes peintes par l’artiste -ce qui était rare au 17ème siècle; en effet, le genre étant dévalorisé, un peintre digne de ce nom (par ex. Rubens) déléguait cette tâche à un peintre moins qualifié -d’une facture très soignée, qui mettent en évidence les qualités sensorielles des choses, notamment le laineux du pelage du mouton3. Ces natures mortes s’adressent au spectateur en tant que sujet percevant de la même façon que le message religieux s’adresse au sujet croyant, témoignant de la modernité de Zurbarán, de son inscription dans son époque: cette première moitié du 17ème siècle qui célèbre l’avènement du sujet, sujet pensant et connaissant, avec la philosophie et la science de Descartes.

Zurbarán joue sur tous les registres: idéalisation des visages et réalisme; sur les styles: Caravagesque dans l’utilisation du clair-obscur, tout en déployant une gamme de couleurs à la manière des peintres classiques ou baroques; il mêle les genres: peinture religieuse et nature morte; bref, il mobilise toutes les ressources de la peinture de son époque pour faire de cette œuvre un chef-d’œuvre: une image parfaite de la crèche.

Texte d’Agnès Ribaud du Musée de Grenoble
où se trouve L’adoration des bergers.

1 Je soutiens que, contrairement à une idée reçue, il n’y a rien de naïf chez Zurbaran, pas même ses compositions.
2 Evangile selon Saint Jean.
3 Identique à son Agnus Deidu Prado.

 

Quelques pistes pour regarder et méditer sur «L'adoration des bergers»

L’espace du tableau est divisé en deux parties: le ciel avec les anges d'une part, et d'autre part la terre avec l’enfant Jésus entouré de Marie, Joseph et des bergers, mais aussi de quelques anges qui chantent.

Entre le ciel et la terre, un paysage sombre (est-ce la nuit?) est difficilement identifiable, peut-être une ruine? Dans le fond, à droite, on distingue un village sur une colline.

La musique fait le lien entre le ciel et la terre, harpe céleste et luth terrestre se trouvant comme placés en parallèle. Seules les ailes de l’ange à gauche de la scène et celle du luthiste rappellent qu’ils sont des anges, les vêtements ne les distinguent pas des autres personnages placés dans le bas du tableau.

Dans le ciel, le bel habit de l’ange à la harpe et les putti montrent bien que ces personnages n’appartiennent pas au monde ordinaire.

Dans le ciel, le rouge et l’or dominent.

Sur terre, l'attention est attirée par le blanc du linge dans lequel est déposé l’enfant Jésus, mais aussi la manche de la jeune fille qui regarde vers le spectateur et pointe le doigt en direction de l’enfant Jésus; tout comme les œufs dans le panier déposé au pied du Christ.

À part le Christ et les anges dans le ciel, tous les personnages sont baignés entre ombre et lumière. Les visages ne sont que partiellement éclairés. Chaque personnage, même Marie, semble montrer une part d’ombre. Seul le Christ fait pleinement face à une lumière qui vient de la gauche.

Si nous regardons les couleurs, comme nous l’avons déjà mentionné, le rouge et l’or dominent dans le ciel. Sur terre, ce sont les bruns, les verts et les bleus. Mais une diagonale de rouge traverse le tableau partant de la robe de la jeune fille en bas à gauche, passant par Marie et arrivant dans la robe de l'ange qui joue de la harpe. Le mouvement ascendant déjà manifesté par les instruments de musique est appuyé par ce rouge.

Le rouge est couleur de l’amour et de la passion. Cette allusion à la passion est encore manifestée par la présence de l’agneau entravé au pied du berger à droite.

Notons encore les gestes des différents personnages:

- la jeune fille qui désigne le Christ,
- le jeune garçon qui pose la main sur l’épaule de la fille,
- les mains jointes du berger à droite,
- le geste de révérence manifestée par Joseph (les mains croisées),
- le geste du berger derrière Joseph qui désigne le Christ en regardant son compagnon,
- sans oublier Marie qui, à la fois, emmaillote et désigne le Christ.

Chaque geste est de prières ou de désignation. Aucun personnage n’est passif ni extérieur à la scène. Tous sont captivés.

Bruno Fuglistaller sj

«L'adoration des bergers» de Zurbarán, peint vers 1638, est une huile sur toile de grande dimension (266 cm x 185 cm). Ce tableau est exposé au Musée de Grenoble.

Prochaines méditations à l'aide d'une œuvre d'art
(d'une durée de 20 minutes environ dont un petit commentaire introductif)

Dates en 2017 : le 20 décembre.
Dates en 2018: les 31 janvier, 28 février, 28 mars, 25 avril, 30 mai.
(Pas de Méditations avec une œuvre d'art en juin, juillet et août)

Les méditations sont proposées le mercredi soir (après l'Eucharistie de 18h45).

Une année dédiée à l'art et à la méditation

Home MeditAssuntaTitien 254cfDétail de L'assomption de la Vierge du Titien, vers 1518Les Méditations à l'aide d'une œuvre d'art proposées par le Père Bruno Fuglistaller sj reprennent dès le mercredi 27 septembre. Elles se déroulent une fois par mois, à l'antenne ignatienne de Saint-Boniface, avenue du Mail 14 (Genève), le mercredi soir (après l'Eucharistie de 18h45).

Dates en 2017
les 27 septembre, 25 octobre, 29 novembre et 20 décembre.

Dates en 2018
Les 31 janvier, 28 février, 28 mars, 25 avril et 30 mai.

 

Retrouvez les précédentes Méditations avec une œuvre d'art du Père Fuglistaller sj par ici.


 

Les chroniqueurs

etienne perrotLe coup d'épingle
d'Etienne Perrot sj

PierreEmonet 2016 portraitWeb 2 1bb49Le point de vue
de Pierre Emonet sj

BrunoWeb 2 95ea8La méditation
de Bruno Fuglistaller sj

LucRuedin vertical22 ef721Le billet spirituel
de Luc Ruedin sj

JB FellayD'hier à aujourd'hui
de Jean-Blaise Fellay sj

J LambertLe triptyque du quotidien
de Julien Lambert sj

jean-bernard livioLes journées bibliques
de Jean-Bernard Livio sj

albert longchampLe coin lecture
d'Albert Longchamp sj

Archives

Saint Pierre repentant

Oct17 Dur DBM 642

Le saint est représenté jusqu’à mi-corps, avec les yeux pleins de larmes, tournés vers le ciel, les mains jointes pour la prière.

 

Mère Angélique et Mère Agnès Arnauld

Image MeditBruno Champaigne 2017 80e71La pièce dans laquelle les deux religieuses se tiennent, uniquement suggérée par un plancher cloué et un lambris d’appui, s’ouvre, au fond de la composition, sur un panorama de l’abbaye des Champs.

L'Assomption de la Vierge (1518)

Assunta Titien 8e664En 1516, Germano de Caiole, directeur du couvent de franciscains de Venise, fit alors appel au Titien. Il lui commanda une "Assomption de la Vierge" pour le maître-autel de l’église franciscaine Santa Maria Gloriosa dei Frari.

Peinture 181 x 244 cm, 25 février 2009

Soulage triptyque2 c9021Depuis le début, les œuvres de Soulages ne portent jamais d'autre titre que leurs dimensions et leur date. Ce triptyque Peinture 181x244 cm, 25 février 2009 ne fait pas exception.

La Résurrection (vers 1463)

Resurrection DellaFrancesca f9ed7La fresque n’a pas été réalisée dans un lieu sacré, mais dans une salle d’apparat de l’hôtel de ville de Sansepolcro. La référence au sujet est évidente, puisque cela signifie « Saint-Sépulcre».

Job raillé par sa femme (vers 1650)

GeorgesdeLaTour Job f3972Nous sommes devant ce que l’on appelle un «nocturne», c’est-à-dire une scène située pendant la nuit. Deux figures prennent place dans ce tableau: la femme de Job, debout, et Job, qui est assis.

Saint Paul écrivant ses épîtres (1618-1620)

Valentin de Boulogne Saint Paul Writing 832c3

La lumière qui vient de la gauche, met en évidence la tête et les mains de Paul, ainsi que les documents répartis sur la table. Cette lumière plongeante fait des documents et de l’apôtre eux-mêmes des sources lumineuses.

Vierge à l'Enfant avec les apôtres Simon et Jude (1567)

Baroche 1567 SimonJude c0105Au centre de la toile, se trouve Marie et l’enfant Jésus penchés sur un livre dont Jésus tourne les pages. Marie est couronnée de fleurs par un ange qui descend dynamiquement du ciel.

St Jérôme dans son étude (1474-1475)

AntonelloMessina St Jerome 7d69cLe tableau, de petite taille, nous place à l’entrée d’un bâtiment spacieux au centre duquel St Jérôme, en tenue de cardinal, travaille à son bureau.

L’agonie dans le jardin des oliviers (1459)

Agonie Mantegna Fuglistaller 121b3Au premier plan, nous trouvons Pierre, Jacques et Jean qui dorment pendant que le Christ prie au jardin. Les trois disciples sont plongés dans un sommeil profond ...

Pentecôte 1732

Jean restout 0b578Nous sommes au cœur d’une architecture monumentale, une église ? un temple païen? Cette ambiguïté même donne une connotation janséniste : peu importe le lieu, du moment que c’est Dieu qui œuvre…

La Chapelle de Rothko

 rothko chapel d85a5Nous sommes devant une photographie d'une chapelle octogonale sans dénomination, celle de Mark Rothko construite en 1971 dans les environs de Houston au Texas.

Le Couronnement de la Vierge, 1434

 Fra-Couronnement 2e7ceNous sommes devant une peinture sur bois (tempera). Son fond d'or rappelle l'icône, une fenêtre sur l'éternité. Cette impression est accentuée par le cadre en forme de portique.

La Guerre, 1932

Otto Dix The War 2 85f6dLe tableau a été peint par Otto Dix entre 1929 et 1932 et n'a été exposée qu'une seule fois, à Berlin en 1938. La Guerre n’a pas été composé sur commande, mais fait partie de la démarche qu’effectue Otto Dix en transmettant ses souvenirs hérités de la Grande Guerre.

La Vierge du chancelier Rolin, 1434/35

van eyck vierge chancelier rolin 66dccParmi les œuvres de Van Eyck qui ont été conservées, certaines sont datées avec précision, portent sa signature et de sa devise personnelle que l'on peut traduire par « Comme j'ai pu » ou « De mon mieux ». La Vierge du chancelier Rolin lui est attribuée en raison de ses qualités.

Moïse recevant les tables de la Loi, 1960-1966

Chagall compromisdéfinitif  d8056

« Moïse recevant les Tables de la Loi » fait partie d'une série inspirée par la Genèse et l'Exode qu'il a peint à partir des années 1950. À l'origine, cette série de tableaux était destinée à la décoration de la Chapelle du Calvaire à Vence (France).

Le semeur, 1880

 le-semeur VanGogh homeComme le semeur nous sommes entre ciel et terre, et nous regardons le soleil. Lui, il lui tourne le dos. Sans doute, ne veut-il pas plus prêter attention aux grains qui tombent sur le chemin, dans les ronces....

L'adoration des Mages, vers 1475

BERNARDINO DA PARENZO Adoration des Mages Vers 1475 40591« L'Adoration des Mages » de Bernardino da Parenzo a été peint vers 1475. Il est l'élément de la prédelle d'un retable dont faisait partie L'Arrestation du Christ de l'ancienne collection Borromeo. Les armoiries, très usées, n'ont pu être déchiffrées. Le tableau est entré au Louvre en 1863.

L'adoration de la Trinité, 1511

Dürer DSC1811 DxO 2 930x1024 ee6deCe tableau a été commandé par Matthäus Landauer pour la chapelle de tous les Saints à Nuremberg. Le dessin préparatoire du tableau est daté de 1508. La commande était donc déjà passée à cette époque et la composition arrêtée dans tous les traits essentiels.

La Crucifixion de saint Pierre, 1601

CaravaggioNous savons que la scène se déroule en extérieur, mais Le Caravage occulte le paysage en situant la scène de nuit. Les corps surgissent d'une sorte de néant. Toute l'histoire est résumée dans ce que nous voyons, le regard ne peut être distrait par d'autres éléments.

La vocation de saint Matthieu, 1599-1600

Caravaggio Lavocazione di SanMatteo 2Michelangelo Merisi, dit le Caravage (1573-1610), a reçu sa première formation auprès d'un élève du Titien. En 1592, alors qu'il va à Rome, le cardinal del Monte devient son mécène et lui passe sa première commande officielle pour la chapelle Contarelli, à St-Louis des Français.